Dans ce mémoire présenté à la ministre de la Famille, l’Association des cadres des CPE (ACCPE) propose différents questionnements liés aux objectifs du Projet de loi no 95 visés par les modifications proposées à la Loi sur les services de garde éducatifs à l’enfance et à son règlement, ainsi qu’à leur application et à leurs impacts sur le travail et les responsabilités des cadres des CPE/BC.
Les recommandations de l’ACCPE viendront expliquer pourquoi il semble excessif, inutile, voire porteur de dérives préoccupantes, que le Ministère entreprenne de redessiner une partie du cadre légal, touchant ainsi des corporations (autonomes, ne l’oublions pas) qui ne sont nullement concernées par les abus qu’il cherche à prévenir. Pour y parvenir, ne serait-il pas plus efficient de cibler directement les comportements déviants par des mesures coercitives spécifiques, en utilisant les leviers législatifs déjà existants ?
Dans son Mémoire, l’ACCPE aborde différents éléments au centre du Projet de loi, notamment:
- La notion de mixité
- Le respect du partenariat
- L’importance de la proximité des services
- Le rôle des bureaux coordonnateurs de la garde éducative en milieu familial en matière d’évaluation de la qualité
- Le respect de la préférence des parents en matière de service de garde
Tel qu’il est proposé, le Projet de loi actuel fait craindre un retour en arrière; le réseau de CPE/BC doit rester fort, universel, accessible et à but non lucratif, à un niveau de qualité pédagogique supérieur. Pourtant aujourd’hui, il se désagrège petit à petit et de plus en plus. Il est urgent que le ministère de la Famille et ses fonctionnaires respectent les cadres des CPE/BC, leurs principaux partenaires, et agissent de façon conséquente, concertée et efficiente.